Introduire une part de capitalisation collective dans le système de retraite, en complément de la répartition, et maîtriser la dépense publique. Édouard Philippe est, en octobre 2026, le candidat le plus discret sur le détail économique : quelques discours sur la réindustrialisation et l'investissement dans la transition énergétique, sans programme chiffré publié.
Remplacer le RSA par un « revenu d'insertion et d'activité socle » de 300 € par mois pour les adultes de moins de 65 ans sans activité, en situation régulière, complété par l'activité ; fusionner douze dispositifs familiaux en une allocation unique de 240 € par mois et par enfant de la naissance à 18 ans, conditionnée pour les étrangers à cinq ans de résidence et d'activité, et suspendue par le juge en cas de défaillance éducative.
Porter le minimum vieillesse à 1 000 € par mois, déconjugaliser l'allocation aux adultes handicapés (ne plus tenir compte des revenus du conjoint) et revaloriser les aides aux proches aidants (2 milliards). Le programme 2027 compte 16 mesures santé et social, dont un plan de 20 milliards pour l'hôpital et la lutte contre les déserts médicaux.
Conditionner l'accès des étrangers au RSA à cinq années d'activité à temps plein en France, et plus largement réserver certaines prestations sociales non contributives aux Français ou aux étrangers installés de longue date. Gain estimé par le parti : 4,4 milliards d'euros par an. L'aide médicale d'État serait remplacée par une aide d'urgence vitale (1 milliard).
Relever l'allocation aux adultes handicapés (AAH), aujourd'hui autour de 1 000 €, au niveau du SMIC, pour un coût estimé à 9 milliards d'euros par an, et garantir son individualisation complète (déconjugalisation). Le programme prévoit aussi un plan pour l'accessibilité et l'école inclusive.
Abroger immédiatement la réforme de 2023 (64 ans) pour revenir à 62 ans, puis ouvrir le droit à la retraite à 60 ans avec 40 annuités, et relever le minimum contributif et le minimum vieillesse (5,8 milliards). Le gouvernement chiffrait le retour à 60 ans avec 40 annuités à 53 milliards d'euros par an ; la coalition le financerait par la hausse des cotisations liée aux salaires et par la fiscalité du capital.
Rétablir la retraite à 60 ans à taux plein et garantir une pension minimale de 1 200 € net pour une carrière complète, financées par la hausse des salaires, l'égalité salariale femmes-hommes et une cotisation sur les revenus financiers des entreprises. Le parti chiffrait l'ensemble à environ 30 milliards d'euros par an.
Verser un revenu citoyen de 920 € par mois dès 18 ans aux jeunes sans ressources, sans contrepartie, pour que l'entrée dans la vie adulte, les études ou la formation ne dépendent pas de la famille. Il serait ensuite étendu, à terme, à l'ensemble des personnes sous le seuil de pauvreté, en remplacement du RSA.
Refuser tout report de l'âge légal au-delà de 62 ans, garantir une pension d'au moins le SMIC pour une carrière complète et rétablir les critères de pénibilité supprimés en 2017 pour permettre des départs anticipés dans les métiers usants. Depuis la réforme de 2023, le parti demande son abrogation et un retour à 62 ans.
Demander aux bénéficiaires du RSA quinze à vingt heures hebdomadaires de formation, d'insertion ou d'activité, dans une logique de droits et de devoirs, avec un accompagnement renforcé par France Travail. La loi « plein emploi » de décembre 2023 a inscrit ce principe, expérimenté dans une partie des départements puis généralisé en 2025.
Relever progressivement l'âge légal de départ à 65 ans, à raison de quatre mois par an, et porter la pension minimale à 1 100 € pour une carrière complète. La réforme adoptée en 2023 a finalement fixé l'âge à 64 ans avec un allongement de la durée de cotisation à 43 ans. Le programme prévoyait aussi la suppression des principaux régimes spéciaux pour les nouveaux entrants.
Relever progressivement l'âge légal de départ à 65 ans d'ici 2030 pour équilibrer le système par répartition sans baisser les pensions, avec un dispositif de carrières longues et une prise en compte de la pénibilité. La pension minimale serait portée à 1 200 € pour une carrière complète.