Confier à une convention citoyenne tirée au sort l'élaboration d'une politique migratoire, instaurer un service civil obligatoire pour tous les jeunes, réformer l'école et, en Europe, supprimer le droit de veto des États pour aller vers une union fédérale.
Faire de la réforme constitutionnelle la première grande réforme du quinquennat : renforcer le pouvoir des citoyens par le référendum, réaffirmer la primauté du droit français sur le droit européen en matière d'immigration et de sécurité, et donner au Parlement plus de marges de manœuvre. Le programme prévoit aussi de supprimer de la Charte de l'environnement le droit à un environnement sain.
Faire voter chaque année par le Parlement des quotas d'immigration économique selon les besoins définis avec les partenaires sociaux, privilégier l'immigration de travail sur le regroupement familial via un système à points, et renégocier les règles de Schengen. Gabriel Attal reprend ainsi une proposition portée par Les Républicains en 2022.
Réduire l'Assemblée nationale à 350 députés et le Sénat à 200 sénateurs, organiser un référendum chaque année sur une grande question, adopter un « spoil system » à la française pour les hauts fonctionnaires, et imposer à l'administration un délai de réponse maximal de deux mois et un plafond de dix-huit mois pour les recours.
Ne plus instruire les demandes d'asile sur le territoire français mais dans les consulats et les pays de transit, réserver les aides sociales non contributives aux Français, supprimer le droit du sol et le visa pour soins, et expulser systématiquement les clandestins délinquants. Dix mesures du programme 2027 portent sur l'immigration.
Instaurer le référendum d'initiative citoyenne, permettant à un nombre suffisant d'électeurs de provoquer une consultation nationale, et élire les députés à la proportionnelle. Jordan Bardella propose en outre de soumettre toute nouvelle loi sur l'immigration à référendum. Le programme prévoit aussi un ministère d'État de la Mer et de l'Outre-mer.
Limiter l'aide médicale d'État aux seuls soins urgents, durcir les conditions d'accès aux prestations sociales pour les étrangers, restreindre le regroupement familial et instituer une « caution retour » pour les étudiants étrangers, dans le cadre d'une politique d'assimilation et de lutte contre l'islamisme.
Mettre fin à l'acquisition automatique de la nationalité française par les enfants nés en France de parents étrangers : la nationalité ne s'acquerrait plus que par filiation ou par naturalisation, sur demande et sous conditions d'assimilation. Le parti y associe le rétablissement du délit de séjour irrégulier, l'expulsion systématique des délinquants étrangers et la réservation des postes stratégiques de l'État aux seuls Français non binationaux.
Créer un ministère chargé d'organiser le retour dans leur pays des étrangers en situation irrégulière, des délinquants étrangers et des déboutés du droit d'asile, avec un objectif chiffré d'un million de départs sur le quinquennat, par l'exécution des obligations de quitter le territoire et des accords avec les pays d'origine.
Réduire l'immigration à zéro par référendum : suppression du regroupement familial, fin du droit du sol, conditionnement des prestations sociales à cinq ans de cotisations, expulsion systématique des étrangers condamnés et des déboutés du droit d'asile. L'asile ne serait plus demandé qu'à l'étranger, dans les consulats.
Faire voter chaque année par le Parlement un plafond d'immigration par catégorie (travail, études, regroupement familial), et réviser la Constitution par référendum pour permettre ces quotas et conditionner les prestations sociales à cinq ans de résidence. L'idée de quotas annuels votés au Parlement est aussi portée pour 2027 par Gabriel Attal.
Élire une Assemblée constituante, dont les membres ne pourront pas se présenter aux élections suivantes, chargée de rédiger une nouvelle Constitution soumise à référendum : fin de la monarchie présidentielle, proportionnelle, référendum d'initiative citoyenne, droit de révoquer les élus en cours de mandat. C'est la mesure de « rupture institutionnelle » centrale du programme, maintenue pour 2027.