Reprendre les autoroutes concédées au privé, réunifier EDF sous contrôle public pour investir massivement dans les renouvelables, et regrouper les banques publiques (Banque postale, Bpifrance, Caisse des dépôts) dans un pôle public bancaire finançant la planification écologique. Les nouvelles contributions de 2026 proposent aussi de mettre fin aux brevets dans certains domaines stratégiques au profit de licences ouvertes.
Porter la durée annuelle de travail à 1 623 heures (deux jours de plus), supprimer dès le lendemain de l'élection cinquante règles qui paralysent les entreprises, appliquer une règle « un pour un » (toute nouvelle contrainte d'un euro impose d'en supprimer une d'un euro) et créer une autorité indépendante dotée d'un droit de veto sur les règles excessives.
Supprimer le plafond annuel de 220 heures supplémentaires, remplacer le Code du travail par une « Constitution du travail » plus courte, créer un livret d'épargne dédié aux places en crèche et viser 100 000 emplois supplémentaires par une nouvelle réforme de l'assurance chômage. Le volet économique prévoit aussi des taxes ciblées sur les produits chinois et un contrôle des investissements chinois dans les infrastructures.
Étendre la baisse de la TVA à 5,5 % des carburants et de l'énergie aux produits alimentaires, exonérer de charges les hausses de salaires jusqu'à 10 % et geler les loyers dans les zones tendues. Les économistes interrogés par Elyséescope chiffrent l'ensemble du programme économique entre 80 et 100 milliards d'euros par an, que le parti dit financer par la lutte contre la fraude, les économies sur l'immigration et la baisse de la contribution européenne.
Réduire les cotisations sociales patronales pour tous les salariés gagnant moins de trois fois le SMIC (environ 4 200 € net), afin de permettre des hausses de salaires sans alourdir le coût du travail, et rétablir les allocations familiales pour tous en supprimant le plafond de ressources introduit en 2015. Le programme prévoit en contrepartie une réforme de l'assurance chômage visant 25 milliards d'euros d'économies.
Relever de 3 000 à 10 000 € par an le plafond de la prime de partage de la valeur (« prime Macron ») exonérée de cotisations et d'impôt, pour inciter les employeurs à redistribuer leurs résultats, et favoriser les hausses de salaires entre le SMIC et 2 500 € net par une baisse de cotisations. Surcoût estimé entre 2 et 6 milliards d'euros selon les hypothèses.
Réduire de 15 % le prix de l'électricité pour les ménages à partir de février 2025, en répercutant la baisse des prix de marché et en révisant la fiscalité de l'électricité, pour un coût estimé à 2,4 milliards d'euros par an par l'Institut Montaigne. La baisse effective intervenue en février 2025 a été de l'ordre de 15 % pour les clients au tarif réglementé.
Bloquer par décret les prix des produits de première nécessité (alimentation, énergie, carburants), annuler la hausse des tarifs du gaz (7 milliards) et instaurer la gratuité des premiers kilowattheures d'électricité pour chaque foyer (8,5 milliards), les consommations de confort étant facturées davantage. C'est la première des « quinze mesures phares » annoncées pour les quinze premiers jours.
Relever le salaire minimum à 1 600 € net dès l'été 2024, puis convoquer une conférence sociale sur les salaires pour relever les grilles de branche. Le coût pour les finances publiques est estimé à 23 milliards d'euros sur trois ans par Valérie Rabault (PS), le programme prévoyant des aides pour les TPE et PME. Mesure commune de La France insoumise, du Parti socialiste, des Écologistes et du Parti communiste.
Réduire la durée légale du travail à 32 heures sans perte de salaire, en commençant par les métiers pénibles et le travail de nuit, pour partager le travail, créer des emplois et améliorer la santé au travail. La transition serait négociée branche par branche sur le quinquennat, avec une aide aux PME.
Augmenter le salaire minimum à 1 500 € net dès le début du mandat et revaloriser toutes les grilles salariales par la négociation de branche, avec une hausse de 30 % du point d'indice des fonctionnaires sur le quinquennat. Le financement passe par la fin des exonérations de cotisations sur les bas salaires, jugées inefficaces, et par la taxation des dividendes.
Relever le salaire minimum de 15 % dès le début du mandat, ouvrir une conférence sociale sur les salaires dans toutes les branches et conditionner les aides publiques aux entreprises à la conclusion d'accords salariaux. Les petites entreprises seraient accompagnées par une baisse de cotisations ciblée.