Instaurer la « taxe Zucman », un impôt plancher de 2 % par an sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros (environ 1 800 foyers), ainsi qu'un ISF vert, pour financer la transition et un « revenu climat » destiné aux ménages modestes. Projet des Écologistes adopté le 19 avril 2025, porté par Marine Tondelier, candidate à la primaire de la gauche du 11 octobre 2026.
Aligner la fiscalité des revenus du capital sur celle des revenus du travail et lancer un plan d'investissement public de 50 milliards d'euros sur cinq ans dans la rénovation des logements et les énergies renouvelables. Place publique propose aussi un SMIC à 1 600 € net et des conférences salariales par branche. Programme en construction : 78 mesures répertoriées en octobre 2026.
Rendre l'impôt sur le revenu réellement progressif avec quatorze tranches et un taux marginal pouvant atteindre 82 % sur les plus hauts revenus, taxer les revenus du capital comme ceux du travail en supprimant la flat tax de 30 %, supprimer les niches comme le Pinel ou les avantages de l'assurance-vie, et élargir l'assiette de l'impôt sur la fortune (0,5 à 3 %). Le coût global du programme est estimé par Elyséescope entre 150 et 200 milliards par an.
Réduire la dépense publique de 50 milliards d'euros sur le quinquennat, notamment par la baisse des effectifs de la fonction publique, ramener l'impôt sur les sociétés de 25 % à 20 % et réduire de 67 à 40 milliards le « handicap fiscal » des entreprises françaises par rapport à leurs concurrentes en début de mandat. Le programme compte 103 mesures dont 33 phares.
Relever de 100 000 à 150 000 € l'abattement sur les successions et donations entre parents et enfants, et inscrire dans la loi une « règle d'or » interdisant toute hausse d'impôts sur le quinquennat. Le programme prévoit aussi la revalorisation des retraites agricoles et l'expérimentation de la semaine de quatre jours.
Faire réaliser dans les premières semaines un audit des finances de l'État pour mesurer l'état réel du déficit et de la dette, et n'engager les mesures les plus coûteuses (retraite à 60 ans, réindexation des pensions, revalorisation des soignants et enseignants : 19 milliards) qu'au vu de ses conclusions. Des économies sont annoncées en parallèle : fraude (15 milliards), suppression des agences régionales de santé (3,6 milliards), fin de la niche fiscale des armateurs (1,2 milliard), baisse de la contribution à l'UE (2 milliards).
Revaloriser de 10 % le point d'indice qui fixe la rémunération des 5,7 millions d'agents publics, gelé pendant la plus grande partie des années 2010, et indexer ensuite les salaires sur l'inflation (6,8 milliards). Coût estimé : 20 milliards d'euros par an. La mesure vise à enrayer la perte d'attractivité des métiers de l'hôpital, de l'école et des collectivités.
Recréer un impôt de solidarité sur la fortune renforcé d'un volet climatique (15 milliards attendus), porter l'impôt sur le revenu à quatorze tranches (5,5 milliards), supprimer la flat tax de 30 % sur les revenus du capital (2,7 milliards), taxer les superprofits (15 milliards) et instaurer un impôt plancher sur les ultra-riches inspiré de l'économiste Gabriel Zucman (26 milliards). L'ensemble financerait les hausses de salaires, de pensions et les services publics.
Permettre à chaque parent de transmettre 200 000 € par enfant tous les dix ans sans aucun droit de succession ni de donation, contre 100 000 € tous les quinze ans aujourd'hui, pour favoriser la transmission du patrimoine des classes moyennes et aider les jeunes à acheter un logement.
Rétablir l'impôt sur la fortune avec une composante carbone — les patrimoines investis dans les énergies fossiles seraient taxés plus lourdement — et affecter le produit à la rénovation des logements et aux transports du quotidien. Pour 2027, le parti y ajoute une « taxe Zucman » de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros.
Recréer un impôt sur la fortune, supprimé en 2017, dont le barème tient compte de l'empreinte carbone du patrimoine : les placements et biens les plus polluants seraient taxés davantage. Le produit, estimé à plusieurs milliards d'euros par an, financerait la rénovation des logements et les transports du quotidien. La mesure est reprise par le Nouveau Front populaire en 2024 (15 milliards attendus).
Relever de 100 000 à 200 000 € par enfant l'abattement sur les droits de succession, et permettre une donation exonérée tous les six ans au lieu de quinze, pour que les classes moyennes transmettent un logement sans impôt. Les transmissions aux petits-enfants et entre frères et sœurs seraient aussi allégées.